David Casteu entre dans le Top 10 du Dakar 2015

Sport

janvier 11, 2015 0

Les six pilotes du Team Casteu sont arrivés à Iquique (Chili) vendredi soir et ont pu profiter hier de la journée de repos des motards sur le bivouac dressé entre la grande dune et l’océan Pacifique.

BestDrive partenaire de David Casteu - Dakar 2015 journée de repos à Iquique« J’étais 12e au classement général et j’ai gagné deux places dans la nuit, Viladoms et Israel Esquerre ayant pris 40 minutes de pénalités ; je suis donc dans le Top 10, se réjouit David. Compte tenu des conditions de course et des difficultés du parcours, je ne vais pas crier victoire, mais c’est déjà très satisfaisant. Le bon côté des choses, c’est que les six pilotes du Team Casteu sont là. Cela confirme le beau travail effectué en amont ! »

Aujourd’hui, les motards repartent pour Uyuni (Bolivie) : « Maintenant, on va avoir deux étapes marathon. Tout ce qu’on va prendre désormais, c’est du bonus. L’important pour le team sera d’arriver à Buenos Aires au complet. Les pilotes ont des personnalités différentes, chacun apporte sa spécificité et sa bonne humeur. Ils savent qu’ils peuvent compter sur une assistance au top. Le soir, on attend le dernier pilote, c’est important, cela donne cette petite force en plus, qui permet d’aller au bout. J’ai voulu mettre en avant cette belle image en créant mon équipe. Le travail paie. »

David a vu des paysages extraordinaires et variés en Amérique du Sud, connu des joies et des souffrances, mais ce qui l’a le plus marqué lors de cette première semaine est arrivé en France : « C’est le massacre de Charly Hebdo. Tous les pilotes ont participé à un hommage et assisté à un discours d’Étienne Lavigne, directeur du Dakar. Des journalistes sont venus m’interviewer, je ne pouvais pas parler, j’avais les larmes aux yeux. Tous ces gens venant de tous les pays du monde applaudissant la France, c’était très émouvant. Sur la piste, j’ai pris du plaisir mais je ne pouvais m’empêcher de penser à ces dessinateurs et policiers morts en accomplissant leur travail. Nous, nous prenons des risques sur la piste, mais c’est notre volonté… Samedi matin, j’ai vu la marche des Niçois sur la Promenade des Anglais, j’étais avec eux. Je pense à la France, aux victimes et à leurs familles. »

Romain Souvignet, 26e à 3 h 07’53″ : « Je suis déjà content d’être là. La première semaine était un régal, aucun pépin mécanique ni physique. La 5e étape a été dure, très rapide, avec beaucoup de cailloux, dangereuse, mais hier, dans la 6e, j’ai pris énormément de plaisir, sur un terrain de jeu que j’apprécie beaucoup : un parcours d’enduro très varié avec des dunes, des cols, des grandes montées et des descentes. Je me suis régalé et l’accueil à Iquique a été incroyable. Au classement, la régularité paie, mais je veux rester sur l’économie, être concentré car la fatigue sera là… Par ailleurs, nous sommes tous choqués par ce qui arrive en France, on en parle beaucoup. Gros bisous à toute la famille et à ceux qui nous encouragent. On pense bien à eux. »

Jean-Claude Menard, 80e à 11 h 29’21″ : « Cette première semaine fut hyper difficile. J’ai chuté à l’étape 2 à 130 km/h, j’ai tordu mon guidon, j’ai eu la chance de sortir vivant. Je suis tombé plusieurs fois en me faisant mal au poignet (blessé juste avant le Dakar) et je passe mon temps à rouler dans la poussière des quads. Je ne peux pas rouler à ma main, je subis. Et il n’y a pas eu de jour de répit, sauf dans la 4e étape. Mon physique n’est pas trop entamé. J’aborde la 2e semaine en essayant de remonter un peu au classement, mais en restant à mon rythme. Une nouvelle course commence. »

Charles Monier, 100e à 16 h 00’27″ : « La semaine s’est plutôt bien passée. J’ai mis une étape ou deux pour prendre mes marques sur la moto. Le rythme commence à arriver. La semaine a été éprouvante en raison de la chaleur, mais je me sens bien physiquement et mentalement, je n’ai pas été victime de chutes. Pour la 2e semaine, je vais continuer sur le même rythme, mon but est d’arriver au bout. »

Thierry Domenach, 101e à 16 h 59’53″ : « J’ai été victime de la 2e étape. Après la neutralisation au CP3, la piste était impossible. J’ai cru que j’allais mourir. Il faisait 47°C à l’ombre, je voyais tout tourner, j’ai eu très peur. Je suis resté ¾ d’heure avec Charles Cuypers, puis l’hélicoptère de l’assistance médicale est arrivé, je me suis évanoui. Ça a été terrible. De plus, avec deux côtes fêlées, j’étais bien entamé. Depuis j’essaie de me reconstruire, Romain m’aide beaucoup. La suite s’annonce encore plus dure. C’est le 2e Dakar au niveau difficulté depuis qu’il se court en Amérique du Sud. Mais le moral est là, je fais ce que je sais et ce que je peux. »

Charles Cuypers, 106e à 19 h 33’55″ : « Compte-tenu des conditions de parcours et de mon intégrité physique, ça se passe plutôt bien. Après la neutralisation de la 2e étape, j’ai roulé 100 km dans l’enfer, dans le fesh-fesh par 50°C. J’ai mis six heures pour faire 40 km. Je suis tombé deux fois sur l’épaule droite et je me suis déchiré le tendon. Depuis lundi, je roule avec un bras droit affaibli mais j’ai réussi à adapter mon pilotage à ce problème. Je suis strappé à mort et je prends du Dafalgan. C’est pourquoi je suis très content d’être là. J’ai oublié toute ambition au niveau du résultat : le but est d’arriver à Buenos Aires. Et les paysages traversés sont exceptionnels et inoubliables. »

Source : Casteu.fr
Crédits photo : Casteu 

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