La somnolence au volant, ennemi public numéro 1

Sécurité routière

août 3, 2016 0

L’Association des Sociétés Françaises d’Autoroute (ASFA) vient de publier son bilan sécurité annuel ; il en ressort que quatre facteurs principaux sont à l’origine des accidents sur autoroute et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la vitesse qui fait le plus de ravages.

BestDrive - Danger somnolence au volant bilan sécurité ASFALes résultats 2015 du bilan sécurité de l’ASFA s’inscrivent dans la tendance de réduction du nombre des accidents mortels enregistrée depuis 2002 ; en effet, pendant cette période, le nombre de morts a été divisé par deux, alors même que le nombre de kilomètres parcourus a augmenté de 37%.

Malgré ce premier constat encourageant, et bien que la mortalité sur autoroute ne représente que 9 % des accidents de la route mortels (soit 298 des 3 461 personnes tuées en 2015), le nombre de décès sur autoroute a augmenté de 23,1 % par rapport à 2014.

De manière générale, les accidents mortels qui se produisent sur les autoroutes concédées impliquent des véhicules légers (70 % des cas, contre 25 % de poids lourds et 5 % de deux-roues). Et si la plupart de ces accidents se produit de jour, entre 6h00 et 22h00, on note tout de même que 32 % d’entre eux ont lieu la nuit, entre 22h00 et 6h00, alors que cette période ne concentre que 10 % du trafic autoroutier.

À l’origine de la plupart de ces accidents mortels, quatre comportements à risques : la prise de d’alcool, de drogues, et/ou de médicaments, la somnolence au volant, l’inattention et la vitesse excessive.

> En 2015, la prise d’alcool, de drogues et de médicaments est en cause dans 25 % des accidents mortels.
Depuis 5 ans, la consommation d’alcool, de drogues et/ou de médicaments est en cause dans 21 % des accidents mortels, qui impliquent, dans la moitié des cas, des conducteurs de moins de 35 ans.
Dans 1 accident sur 2, ce sont les drogues qui sont en cause et, lorsque c’est d’alcool qu’il s’agit, 3 conducteurs sur 5 en ont plus de 1,2 g/L de sang (pour rappel, le taux maximum autorisé es t de 0,5 g/L de sang).
On note également que ce type d’accidents survient principalement la nuit et le week-end (42 %).

> En 2015, la somnolence au volant est en cause dans 23,6 % des accidents mortels.
Bien que le nombre d’accidents lié à ce facteur ait fortement baissé depuis 2006 (- 42 %), la somnolence au volant reste la première cause d’accident mortel sur autoroute au cours des cinq dernières années (26 %).
Dans 52 % des cas, ces accidents surviennent de jour, principalement au petit matin (entre 4h00 et 6h00) et en milieu d’après-midi (entre 15h00 et 16h00).

> En 2015, l’inattention est en cause dans 16,9 % des accidents mortels.
L’inattention, qui représentait environ 4 % des accidents mortels depuis plusieurs années, est, depuis 5 ans, en cause dans 17 % des accidents mortels. Ces derniers surviennent principalement la semaine, en journée, avec une pointe entre 17h00 et 20h00.
On explique la nette progression de ce facteur par l’utilisation croissante des équipements électroniques comme le téléphone, le GPS, etc.
N’oublions pas que l’inattention des conducteurs met gravement en danger la sécurité des équipes d’intervention ; en 2015, elle a blessé 19 personnes et causé 119 accidents.

> En 2015, la vitesse excessive est en cause dans 15,5 % des accidents mortels.
Depuis quinze ans (c’est-à-dire depuis la mise en place des contrôles automatisés), les accidents mortels dus à une vitesse excessive ont baissé de moitié sur le réseau autoroutier concédé.
Cependant, les baromètres et observatoires des vitesses du secteur (ASFA, Sanef et Fondation VINCI Autoroutes) relèvent tous une légère augmentation de la vitesse moyenne.
Rappelons donc que, pour la sécurité de tous, il est primordial de respecter les limitations de vitesse et d’adapter sa conduite à l’état du trafic.
Entre 2011 et 2015, les accidents liés à une vitesse excessive ont représenté 18 % des accidents mortels et dans 56 % des cas, ce sont des conducteurs de moins de 35 ans qui en étaient à l’origine.

Sources : ASFA, Le Figaro

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