Quand la Toyota Mirai arrivera-t-elle en France ?

BestÉco

septembre 2, 2015 0

La pile à hydrogène, c’est la motorisation de l’avenir, selon Toyota. Fidèle à ce mantra, le constructeur japonais apporte enfin cette technologie en Europe via la Mirai, lancée au Japon à la fin de l’année dernière.

BestDrive - La Toyota Mirai et son moteur à hydrogène arrivent en EuropeAprès avoir enregistré plus de 1 500 commandes au cours du mois qui a suivi son lancement nippon, Toyota aborde le Vieux Continent sûr de lui, avec la volonté de faire de la Mirai « la nouvelle Prius ».

Lancée en 1997, celle qui faisait figure d’OVNI (ou plutôt d’ORNI) dans le paysage automobile mondial a effectivement rencontré un franc succès en Europe. Fidèle à sa réputation de précurseur en matière de motorisations « propres », Toyota compte donc bien transformer à nouveau l’essai en y commercialisant la première berline à hydrogène de série.

Mais comment cette voiture unique en son genre est-elle propulsée ? Et bien tout simplement grâce à un moteur électrique dont les batteries sont alimentées par le courant que génère la réaction entre l’hydrogène (stocké dans un réservoir à haute pression) et l’oxygène de l’air ; lorsqu’elle fonctionne, cette pile à combustible produit de la vapeur d’eau.

Par rapport aux moteurs électriques classiques, le moteur à hydrogène présente l’énorme avantage d’offrir 550 km d’autonomie (contre 200 km en moyenne) et de se recharger en trois minutes (soit le temps d’un plein de carburant traditionnel), le tout avec une batterie beaucoup plus compacte.

En revanche, la Toyota Mirai sera beaucoup plus chère que ses cousines électriques (dont les prix sont déjà élevés), puisqu’il faudra compter près de 80 000 € pour se l’offrir ! À titre indicatif, c’est le prix d’une Tesla Model S85 (version propulsion), une berline électrique de 378 chevaux dont l’autonomie dépasse les 500 km et qui peut aisément être comparée au GLE 500 eMATIC, le SUV hybride rechargeable de Mercedes-Benz qui compte 333 + 116 chevaux. Malgré ce tarif prohibitif, la Toyota Mirai est loin d’offrir ce type de prestations ! Elle ne dispose en effet que de 154 chevaux pour un couple de 335 Nm, soit l’équivalent d’une voiture compacte comme la Peugeot 308 à moteur BlueHDi 150.

Autre frein à une distribution de grande envergure : le déploiement lent des stations à hydrogène. En France par exemple, elles sont extrêmement rares, à tel point qu’un projet de 8 millions d’euros, financé pour moitié par l’Europe, a vu le jour en Basse-Normandie afin d’y installer une quinzaine de stations… D’ici 2018. Bon, c’est un début, mais autant dire que l’on n’est pas près de voir la Mirai rouler sur le sol français ; d’ailleurs, dans un premier temps, Toyota la commercialisera uniquement en Allemagne, au Royaume-Uni et au Danemark, pays qui ont déjà accueilli des essais de prototypes à hydrogène, comme la BMW Série 7 et la Hyundai ix35.

BestDrive - BMW Série 7 Clean Energy hydrogène BestDrive - Hyundai ix35 Fuel Cell hydrogène
Source : Le Figaro Automobile, Auto Moto, Caradisiac
Crédits photos : Toyota, BMW, Hyundai

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