Le Mans Classic : toujours aussi beau !

Actu

juillet 11, 2018 0

Un bond en arrière, une touche de nostalgie et beaucoup de plaisir : c’est l’expérience que proposent tous les deux ans, au début du mois de juillet, les organisateurs de l’événement Le Mans Classic, qui a réuni pour cette édition quelque 700 modèles de compétition et 1 000 pilotes. BestDrive vous en dit plus sur cette édition record !

BestDrive - Reportage photos Le Mans Classic 2018

Cette année, les organisateurs ont eu l’idée de remettre au goût du jour le départ en épis ; baptisé « Le Mans », ce type de départ a été l’une des caractéristiques principales de la course entre 1925 et 1969. Mais la grande nouveauté de l’édition 2018 a sans aucune doute été le plateau Global Endurance Legends, qui a fait entrer Le Mans Classic dans une nouvelle ère : celle des GT1 et autres LMP1. Avec ce plateau de démonstration, l’événement a couvert l’histoire des 24 Heures du Mans sur une période allant de 1923 à 2014.

Vendredi soir et samedi matin, les démonstrations du Global Endurance Legends, qui ont mis le feu à la piste, ont réuni des GT et des prototypes ayant couru les 24 Heures du Mans dans les années 1990 et 2000. Les spectateurs ont ainsi pu admirer des bêtes de course comme l’Audi R8 LMP (2000) et la Peugeot 908 HDI (2011), mais aussi la McLaren F1 GTR (1996), la Ferrari F40 LM (1990), la Ferrari 333 SP (1997), la Panoz Esperante GTR1 (1998), la Bentley Speed 8 (2003), la Ferrari 550 GT1 (2003), la Maserati MC12 GT1 (2004), l’Aston Martin DBR9 (2005), la Pescarolo LMP1 (2007)… Que du beau linge !

Parmi la cinquantaine de voitures, on a remarqué également la Toyota GT-One (1999), qui était emmenée par Emmanuel Collard. Le pilote, qui cumule 23 départs et deux podiums aux 24 Heures du Mans, a retrouvé pour l’occasion sa voiture de prédilection avec laquelle il avait disputé l’épreuve en 1999.

Tous ces bolides ont été au cœur de démonstrations sans notion de compétition, le seul objectif étant de faire évoluer en toute sécurité ces fantastiques voitures dans un environnement propice à la vitesse.

Côté Group C Racing, les prototypes ont pris possession de leur terrain de jeu favori pour la deuxième édition consécutive. Le grille de départ, composée de quarante des plus beaux exemplaires de la discipline, laissait rêveur : Porsche 956 et 962, Jaguar XJR 8, 9, 11, 12 et 14, Peugeot 905, Toyota 85C, Nissan R90, Courage C26, Rondeau M382 et autres Spice, Tiga, ALD… L’occasion pour le public de revivre ce que les spécialistes considèrent comme l’âge d’or de l’endurance pendant une course de 45 minutes gagnée par le britannique Michael Lyons, à bord d’une Gebhardt C91 de 1991.

Jenson Button en guest star

L’autre star de ce Mans Classic, c’était bien sûr le Champion du Monde de Formule 1 2009, Jenson Button, qui était présent pour la première fois ce week-end. N’ayant jamais couru les 24 Heures du Mans, il a souhaité participer à l’événement au volant d’une Jaguar XJR-9, modèle qui, en 1988, avait marqué le retour de la marque sur la plus haute marche du podium des 24 Heures (31 ans après la Type-D). À cette époque où les chicanes des Hunaudières n’existaient pas encore, ce sport-prototype pouvait flirter avec la barre incroyable des 400 km/h !

Parallèlement, à l’occasion des 70 ans de la marque, Porsche et Peter Auto, avaient réuni un plateau exceptionnel de 70 voitures historiques conçues entre 1952 et 1973. Pour célébrer cet anniversaire, une parade exceptionnelle s’est élancée pour un tour de circuit. En tête, le premier modèle construit par la marque, la 356 n°1 homologuée le 8 juin 1948, conduite pour l’occasion par Félix Porsche, le petit-fils de Ferry Porsche, fondateur de la marque, et Felix Lange, cousin de Felix Porsche et petit-fils de Ferdinand Piëch.

Le Mans Heritage Club 

Autre temps fort de l’évènement : le très prestigieux concours « Le Mans Heritage Club » qui a réuni 24 châssis triés sur le volet, ayant tous participé aux 24 Heures du Mans de 1923 à nos jours. Le jury, constitué de nombreux spécialistes du monde de l’automobile, a décerné les prix dimanche après-midi : Best of Show (Toyota 94 CV, ACO), 1er de Classe 1923-1939 (Adler Trumpf Rennlimousine, Alrika Allameh), 1er de Classe 1949-1960 (Triumph TRS, Mike Otto), 1er de Classe 1961-1971 (Sunbeam Alpine, Justin Harrington), 1er de classe 1972-1981 (Porsche 930 Turbo, Rolf Sigrist), 1er de classe 1982-1991 (WM Peugeot P88, aventure Peugeot Citroën DS), 1er de classe 1992-2018 (Toyota 94 CV, ACO).

Encore une fois, les différents plateaux et concours en ont mis « plein les yeux » des spectateurs et ont mis l’ambiance sur le mythique circuit sarthois ; on a déjà hâte d’être en 2020 !

Source : M Médias pour BestDrive France
Crédits photos : M Médias pour BestDrive France, Mathieu Bonnevie, Thot-studio.com – Christophe Jouniaux

Partagez l'article en 1 clic !

Articles similaires

L’automobile fait son show à Genève (vidéo)
L’automobile fait son show à Genève (vidéo)
Reportage dans les allées de Retromobile 2018
Reportage dans les allées de Retromobile 2018
Vous prendrez bien un peu de miel avec votre Porsche ?
Vous prendrez bien un peu de miel avec votre Porsche ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.